Invité du Club Sers, lundi sur France Bleu Hérault, René Girard a parlé de Paris, essayant de dédramatiser l'enjeu de cette rencontre : "Je crois que ce qui est bien, c'est qu'aujourd'hui, on montre que quel que soit le résultat à Paris, ça ne sera pas la fin du monde. Ça ne s'arrêtera pas là et ça ne donnera pas un vainqueur ou un vaincu. (...) (On se retrouve face à une équipe) qui est en train de se monter à grands coups de pétrodollars. On respecte cette équipe. On respecte les gens qui investissent, c'est bien pour le football français aussi d'avoir tous ces grands joueurs qui viennent. Je crois que c'est bien de ne pas condamner des équipes comme nous. (...)"
Il a eu beaucoup de mal à reconnaître que son équipe voudra aller chercher les trois points dans la capitale : "On n'a rien à perdre, si on fait un truc, on aura fait l'exploit du jour. Si on est battu, on dira que c'est normal, que Paris s'envole vers le titre. On va aller là-bas avec toute l'ambition qu'on peut avoir, en étant humbles. On va vendre chèrement notre peau. Je suis sûr qu'il y aura certainement un coup à jouer, à un moment ou à un autre. (...) Je pense qu'on a les moyens d'emmerder cette équipe jusqu'au bout et ça passera par le match au Parc des Princes. On va tout faire pour les gêner. Quand je dis qu'on n'a rien à perdre, c'est qu'on y va pour jouer et pour faire un résultat. Pas pour, comme je l'ai entendu dire, attendre, prendre un point. On n'est capables de faire çà. Nous, on est capables de jouer, d'essayer de marquer des buts et d'avancer. Donc on va aller au Parc des Princes avec cette envie-là, de continuer sur ce qu'on fait depuis le début. Ce serait bête de vouloir changer aujourd'hui notre façon de jouer, tactiquement ou autre... On continue comme on le fait, avec toute la générosité qui nous anime."
Il a aussi répondu à l'éternelle question sur les enseignements de ce match aller et la meilleure méthode pour aborder ce rendez-vous : "Je pense qu'on a pêché au niveau naïveté. On avait fait un contenu qui n'était pas si mal que ça. Mais on en avait pris trois sur des contres, des erreurs ou des absences qui coûtent très cher à ce niveau-là. Je crois qu'on a des arguments. Paris est une équipe faite d'individualités capables de faire la différence à n'importe quel moment. Nous, on a des individualités beaucoup plus jeunes, avec un collectif qui est huilé. Il faut qu'on s'appuie là dessus et en étant le plus rigoureux possible. Contre cette équipe-là ou contre Marseille à certains moments, ce sont des grosses cylindrées contre qui vous le payez argent comptant. On l'avait payé argent comptant au match aller. C'est ce qu'on appelle l'expérience qui rentre, la maturité qui vient. Il faudra qu'on soit concentrés, rigoureux et en même temps sereins dans la provocation. Parce que je pense qu'il y en aura beaucoup, quand on connaît les Nene, Thiago Motta, Alex derrière ou Bisevac, ce sont des garçons qui sont capables de faire très mal. Il faudra qu'on soit capable de répondre à cet impact physique qui va nous être présenté, toujours en gardant les règles du jeu, de ne pas disjoncter."
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