Neuf journées et la Ligue1 se cherche encore. Si Rennes est leader depuis deux journées, la hierarchie dans le top 10 est encore bien floue. Les prétendus grosses écuries remontant petit à petit vers les sommets. Difficile même de se fier au simple classement, Montpellier 9eme à seulement un point de la troisième place. Dans le bas du tableau, si Arles reste condamné d'avance, Lens, Nancy et Auxerre inquiètent.
La Ligue 1 a des allures de Tour de France. Les favoris sont encore bien au chaud au sein du peloton laissant aux coureurs de seconde zone (Toulouse, Saint Etienne et Rennes) l'occasion de briller durant les première étapes. Preuve que la vraie compétition ne vient à peine de démarrer: le PSG est sur le podium, sans avoir connu de réelle crise automnale, estivale ou mensuelle. Sans palmarès depuis une éternité, Rennes ne surprend pas en tête de cette Ligue1. Le club breton tourne autour d'une qualification en Ligue des Champions depuis plusieurs saisons, possédant un effectif talentueux, physique taillé pour réussir, manquant seulement d'une régularité indispensable pour durer.
Montpellier de par sa victoire face à Sochaux est revenu dans le rang des bonnes petites équipes. Dix formations à partir du PSG se tiennent en seulement deux petits points. Symbole d'une densité importante favorisée par les débuts de saison poussifs de trois grosses écuries: Marseille, Bordeaux et le PSG. Autre signe avant coureur d'un championnat nivelé vers le bas, le nombre de points du leader, 19, total plus faible depuis plus de six saisons, loin par exemple des 25 points sur 27 de l'OL des grandes années. Les Pailladins pour rester dans un tempo honnête devront prendre au minimum trois points sur les deux prochains matches pour ne pas glisser dans la seconde partie du classement.
Ces neuf premières journées ont permis de lister les équipes sur le papier plus faibles que les Héraultais, permettant au minimum d'éviter la charrette en Ligue2. Arles-Avignon évidemment, Nancy, Valenciennes. Les cas de Lens, Monaco et Auxerre sont à analyser de près, tant le standing prétendu de ces trois formations devrait suffire à éviter la descente. Auxerre paie cash son absence de recrutement après sa victoire en tour préliminaire contre le Zenith Saint Petersbourg. Blessures en cascade, défaites usantes physiquement et moralement en Ligue des Champions, un seul succès en Avignon en Ligue1. Jean Fernandez doit même espérer ne pas finir troisième de sa poule pour ne pas être reversé en Ligue Europa. L'entraîneur bourguignon avait prédit des matches aller délicats. Il est servi.
Monaco perd peu mais ne gagne pas. Le prince du match nul, de la rencontre peu emballante. Le spectre de l'équipe sans supporter qui a du mal à se surpasser et qui enchaîne les performances médiocres sans vraiment réagir. Considérée comme prometteuse la formation de Guy Lacombe vient de prendre un seul point contre deux promus (défaite à domicile contre Brest (0-1) et nul à Caen (0-0)). La prochaine journée contre Valenciennes pourrait lancer ou aggraver la saison des Monégasques. Lens paie une organisation en interne incompréhensible avec trois entraîneurs à forte personnalité pour une seule place (Leclercq, Walemme et Santini). Des gros salaires invendus et invendables conservés de saison en saison, en attendant l'expiration du contrat. L'impossibilité de recruter, le risque de banqueroute en cas de nouvelle descente en Ligue2. Lens s'accroche au (0-0) contre Rennes à Bollaert pour relever la tête. Le calendrier leur sourit avec un deuxième match de suite à la maison contre Nice.
Un petit coup d'oeil sur les huit équipes qui devancent les Pailladins et un constat. A l'exception de Brest et de Toulouse, les six autres formations semblent supérieures sur le papier. En imaginant logiquement voir les Lyonnais devancer les Héraultais, Montpellier finirait ainsi huitième. Un classement au final qui ferait rêver une bonne partie du petit peuple pailladin. |