Une semaine après son exploit contre le Paris Saint Germain, le MHSC replonge immédiatement dans le quotidien de la Ligue 1. Avec neuf points d'avance sur le premier relégable, les Pailladins possèdent une marge de manœuvre non négligeable. La barre des 42 points à passer le plus rapidement possible pour ne pas gamberger et se reconcentrer soit uniquement sur la Coupe de la Ligue, soit sur le championnat si la mince possibilité de s’insérer dans le Top 5 reste toujours dans les cordes.
Le maintien d'abord le maintien
La victoire de Lens face à Caen, ce samedi conclut une démonstration débutée mi-décembre. Les derniers de la classe sont en pleine rébellion et les deux clubs qui vont emboîter le pas d'Arles-Avignon ne sont pas encore désignés, loin de là. Le MHSC a neuf points d'avance sur les Normands. Avance qui aurait pu être bien moindre, si le mistral n'avait pas poussé Karim AïtFana contre Valenciennes et si El Kaoutari n'avait trouvé des ressources jusque là inconnues pour marquer son premier but en pro. Montpellier n'a pas le costume du relégable mais doit toujours garder en mémoire que tant que les 42-43 points ne seront pas acquis, la menace rodera toujours avec plus ou moins d'intensité.
La splendide qualification contre Paris n'a pas fait oublier les difficultés récurrentes dans le jeu offensif, mais aussi le festival d'absences en défense. La charnière Yangambiwa-El Kaoutari si prometteuse face au maladroit Hoarau devra rééditer les performances de premier plan. A commencer dimanche après-midi en Lorraine contre une équipe de Nancy toujours branchée sur courant alternatif. Lamentable en première période face à Nîmes, remotivée au retour des vestiaires, Pablo Correa ne cerne toujours pas le potentiel d'une formation qui commence enfin à gagner à Marcel Picot. Le PSG à dix contre onze y est allé s'incliner (2-0) avant les fêtes.
On comptera évidemment sur René Girard pour remotiver les troupes et les rappeler à un quotidien beaucoup moins idéaliste qu'une soirée d'avril au Stade de France. Nancy, St Etienne à la Mosson puis Arles-Avignon, en espérant prendre au minimum cinq points avant de recevoir l'ogre lillois sans trop de pression.
Le maintien et après?
Beaucoup d'observateurs pensaient l'an passé que les Pailladins allaient se démobiliser une fois le cap du maintien obtenu. Les 42 points obtenus contre Marseille n'ont heureusement pas été l'apogée d'une saison magnifique. Montpellier a au contraire continué à jouer sans grande pression. La bande à Girard avait connu des hauts et des bas mais avait réussi à s'accrocher à la Ligue Europa grace à trois victoires lors des trois dernières journées.
Cette année les candidats au top 5 semblent déjà désignés par ces mêmes observateurs. Lille, Marseille, Lyon, Paris et Rennes devraient se battre pour grimper sur le podium, les 15 autres formations se contentant de quelques miettes, voire d'une sixième place qualificative en Ligue Europa si Paris, Lille ou Rennes avaient la bonne idée de gagner la Coupe de France. La septième place des Héraultais est bien réelle mathématiquement parlant mais beaucoup plus sujette à caution sur le plan technique.
La question est de savoir quand les Héraultais s'affranchiront du maintien, mais aussi quelle est la ligne directrice fixée par le Président Nicollin. S'il a toujours parlé d’une place dans les dix premiers comme largement suffisante à son bonheur, lui qui trouvait que son équipe stagnait pourrait avoir envie d'une nouvelle place de choix en Ligue1. Un signal fort serait l'arrivée avant la fin du mois d'un attaquant de couloir. Une hypothèse séduisante pourtant peu probable. L'entraîneur héraultais a toujours prôné un recrutement réfléchi qui ne nuirait pas à l’équilibre de son groupe. Tout le contraire d’un achat compulsif… |