Montpellier est prévenu. Caen vainqueur de Marseille et de Lyon (3-2) ce dimanche arrivera sans complexe, dimanche prochain à la Mosson. Les Normands tout comme les Toulousains sont les bonnes surprises de ce début de saison. En bas de classement si l'année s'annonce délicate pour Arles-Avignon, les prétendues grosses écuries tirent déjà la sonnette d'alarme. Marseille et Bordeaux n'ont pas pris un seul point.
Caen 6 points
Un promu qui joue au bien au ballon et qui prend du plaisir sur la pelouse, ça ne vous rappelle personne? Caen prend exemple sur Montpellier et s'éclate en ce mois d'août. Deux jours avant le début du championnat, les grands observateurs promettaient pis que pendre au Stade Malherbe. Un calendrier délicat, une éternelle habitude à faire l'ascenseur. Après deux rencontres, les défenses marseillaises et lyonnaises ont appris à connaître Youssef El Arabi révélation de ce mois d'août, auteur de deux buts. Six points contre les deux Olympiques, Caen a déjà réussi son entame de championnat.
Le MHSC est ainsi prévenu. Les Normands ne viendront sûrement pas à la Mosson, en équipe résignée cherchant à tout prix le (0-0) comme bien souvent l'an passé (Grenoble, Boulogne, Nice, Le Mans par exemple). Les Pailladins craignaient surtout l'enchaînement Bordeaux - Monaco. La semaine qui démarre sera finalement aussi copieuse que risquée. Caen n'est pas encore un épouvantail en Ligue1, mais le MHSC sait bien qu'une équipe en pleine confiance est capable de tous les exploits.
Rennes 4 points
Petit clin d'oeil indispensable à Victor Hugo Montaño, homme du match lors de la large victoire de Rennes à Nancy (0-3). Suspendu contre Lille, l'ancien Pailladin était titulaire à Marcel Picot. Facilités par l'expulsion d'un Lorrain dès le quart d'heure, les Bretons ont fait la différence en seconde période. Un but fait de rapidité et de vista, une passe décisive pour Brahimi, Montaño a lancé Rennes sur les bons rails. Après un match nul honnête contre Lille à domicile, Rennes s'installe dans la première partie du classement. Les Bretons qui ont rapidement compensé les départs de trois cadres (Briand, Hansson et Bocanegra) en recrutant intelligemment sont désormais en quête de régularité. L'inconstance principal défaut d'une équipe très talentueuse.
Lyon, Bordeaux, Marseille en crise?
Les Marseillais auraient sûrement préféré se rendre à Monaco qu'à Valenciennes et ne pas jouer. L'OM a pris l'eau en un quart d'heure dans le Nord, avant une saine mais trop tardive réaction d'orgueil. Une deuxième défaite de rang, Niang déjà la tête ailleurs qui glisse en voulant dribbler Penneteau, Mandanda encore dans le bus à Knysna, Deschamps résigné qui commence à astiquer ses dirigeants, Luis Fabiano qui ne vient pas, Dassier qui promet une grande surprise en attaque. On précise que le troisième fils d'Abedi Pelé joue en D1 Egyptienne, que les fils de Chris Waddle, Franck Sauzée Jean-Pierre Papin et Bernard Pardo n'ont pas le niveau, et qu'il faut désormais trouver un autre filon pour former une équipe.
Plus sérieusement l'OM paie une inter-saison catastrophique en coulisse. Le faux départ de Taiwo, le cinéma Ben Arfa, la non arrivée de Diarra, l'ultimatum de Niang. A ce petit jeu d'ailleurs, neuf fois sur dix, le joueur allant au clash avec son club va où il veut (comme Costa avec le MHSC). Les dirigeants olympiens vont devoir trouver rapidement une solution. Pour mémoire, Deschamps en désaccord avec sa hiérarchie avait démissionné de Monaco et de la Juventus. Si Marseille n'est pas encore en danger en Ligue1, une telle équipe ferait sourire en Ligue des Champions à l'automne.
"Nous sommes une petite équipe." Ces mots cinglants du Président Triaud cristallisent une colère froide après un début de saison raté. Manque d'agressivité, de volonté, Bordeaux guère flamboyant à la Mosson s'est fait bêtement piéger par Toulouse en fin de match. Une question se pose dès lors. Et si la pièce maîtresse des années Blanc ne se nommaient pas Chamakh au lieu de Gourcuff? Certes Bordeaux a recruté Modeste en pointe. Mais malgré la présence de Cavenaghi et Bellion, l'attaque girondine est d'une rare faiblesse. La sonnette d'alarme est déjà tirée au Haillan. Le proche avenir très compliquée avec le PSG, Marseille et Lyon au programme dans les quatre prochaines journées.
On a retrouvé le Lyon de décembre. Celui qui ne faisait peur à personne à part à ses propres supporters. Un match nul peu glorieux contre Monaco, une défaite (3-2) à Caen, la suspension de Reveillère, les blessures de Cris d'Ederson et de Bastos. Tout va mal pour une équipe lourdement handicapée par l'absence de Lisandro Lopez. Il y a bien deux OL, avec ou sans l'Argentin. Lyon passe à côté pour mieux revenir en forme en septembre au démarrage de la Ligue des Champions? Le calendrier est clément avec les Gones qui reçoivent Brest et Valenciennes avec un déplacement à Lorient entre les deux matches à domicile.
Arles-Avignon et Brest déjà à la peine?
La saison s'annonce périlleuse pour Arles Avignon. Malgré sa quinzaine de recrues, les Provençaux ont fait chou blanc pour leurs deux premières journées contre des équipes du ventre mou. Défaites à Sochaux et surtout contre Lens en Avignon qui n'a pas forcé son talent. Le prochain déplacement chez le leader toulousain est peut-être déjà un premier tournant pour une équipe qui va souffrir dans les semaines à venir (à Toulouse, contre Rennes, au PSG, contre Marseille, à Montpellier). Le miracle provençal perdurera-t-il dans l'élite? L'entraîneur Michel Estevan commence déjà à crier au scandale contre le corps arbitral. Jamais bon signe.
Un point de plus seulement pour les Brestois, mais pas les mêmes conclusions. Les Finistériens méritaient mieux contre des Auxerrois chanceux avec une égalisation sur un corner direct de Pedretti. L'effectif breton a peu changé, Roux, Grougi et Lesoimier conservés. Rien de honteux à s'incliner à Toulouse et à perdre sur le fil deux points contre une équipe qualifiée pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Seule inquiétude mais de taille, deux déplacements pour les deux prochaines journées à Lyon et à Caen. N'y prendre aucun point serait quasiment synonyme d'un été galère. |