Choc entre le second et le quatrième, volonté exacerbée de battre des Marseillais débarquant en masse à la Mosson, derby de la Méditerranée ou rencontre charnière pour la fin de saison? Que représente pour vous le match de samedi prochain? A l'aube d'une semaine consacrée entièrement à ce grand rendez-vous sur notre site, à vous aujourd'hui de vous exprimer et de nous dire ce que vous inspire la venue de l'OM.
Un choc du haut du tableau?
Evidemment. Le MHSC surprend encore et occupe une magnifique seconde place. L'OM n'est tapi qu'à trois points derrière, avec un match en retard à disputer contre Sochaux. Autant dire que les Pailladins devront à tout prix s'imposer pour laisser les Olympiens temporairement à six points. Une journée qui pourrait être douloureuse pour le MHSC en cas de défaite. Lyon, Auxerre, Monaco eux aussi à trois longueurs reçoivent respectivement le PSG et St Etienne et Nice. Lille à un point disputera un derby passionné contre Lens à Villeneuve d'Ascq. Montpellier doit aussi marquer les esprits à domicile contre une grosse cylindrée. Le MHSC a certes battu Lille (2-0) et s'est imposé à Lyon (1-2), mais ces deux victoires ont été obtenues dans des périodes délicates pour les adversaires. Lyon en pleine crise, Lille à l'aube seulement de sa série de sept succès. Faire chuter l'OM pour la première fois de 2010 marquerait réellement les esprits et mettrait sur orbite les Héraultais. Le mois de février paraît plus abordable avec un voyage à Boulogne et la réception de Grenoble.
Un derby?
Les deux villes ne sont distantes que de 180 kilomètres, mais il serait totalement injustifié de parler de derby. Les deux clubs ne sont pas profondément rivaux, et le véritable et unique derby se joue contre le Nîmes Olympique. Les médias adorent utiliser le mot derby à toutes les sauces, parlant de derby de la Garonne entre Bordeaux et Toulouse (250 kms d'écart) ou de derby de l'Atlantique entre Nantes et les Girondins (300 kms). Les véritables derbys sont entre Nice et Monaco, Lyon et St Etienne, Metz et Nancy, Lille et Lens. La multitude de clubs nordistes galvaudent actuellement ces confrontations tant attendues. Le match contre Marseille a une toute autre saveur. L'objectif a souvent été pour les Pailladins de se taper le grand OM. Sans faire de complexe d'infériorité, les Phocéens sont souvent venus à la Mosson, en position de favoris, poussés par un public largement acquis à leur cause. Le MHSC ne s'est pas imposé depuis 1999 à la Mosson, restant sur deux défaites en championnat. Le succès le plus retentissant remonte en 1988. Montpellier promu de D2 explosait Marseille (4-0) et assurait une place en Coupe UEFA...
Un élan identitaire?
Suceurs. Cette insulte représente tout ce que le supporter pailladin déteste. Le Montpelliérain sautant de joie quand le speaker de la Mosson annonce que l'OM mène au Vélodrome à la mi-temps, l'Héraultais qui se pare d'une écharpe marseillaise et ne vient au stade qu'une fois l'an pour soutenir le club des Bouches du Rhône. La Mosson a trop souvent été colonisée au deux-tiers par les Ciel et Blanc. Les Ultras marseillais chantant: "On est chez nous, on est chez nous". La montée en apothéose a entraîné une ferveur nouvelle et inédite autour du MHSC. Dix mille abonnés, guichets fermés contre le PSG et Bordeaux, malgré des affluences faiblardes contre des équipes de second rang, Montpellier fidélise un public porté disparu pendant cinq années de Ligue2. Ce match doit être une fête dans une Mosson que l'on espère enfin en majorité pour le MHSC. L'idée des dirigeants d'ouvrir la billetterie en priorité pour les abonnés pourrait porter ses fruits et limiter la venue massive d'Héraultais habitués du Vélodrome. De la ferveur du stade dépendra aussi le sort de la rencontre.
Une revanche?
Menés (4-0) revenus en fin de match à (4-2), les Pailladins ont longtemps regretté une première demi-heure talentueuse dominant sans complexe des Marseillais ultra réalistes par la suite. La bande à Girard a l'occasion rêvée de prendre une revanche éclatante, et ainsi de faire la nique aux Olympiens et à une presse peu disserte au sujet du MHSC. Onze ans après le dernier succès à la Mosson, les Héraultais doivent marquer leur territoire. Le surnaturel (5-4) de l'été 1998 est encore dans toutes les mémoires. Un petit succès contre Marseille aiderait à oublier cette soirée si douloureuse. |