Montpellier a souffert pour ne pas avoir été réaliste devant les buts d'un Ospina en état de grâce. Jusqu'à la délivrance et ce missile d'Olivier Giroud dans les ultimes secondes. Juste récompense jouissive après son penalty manqué en première période. Le MHSC dans la douleur s'impose ultra logiquement à Nice. Les deux rencontres consécutives à domicile doivent permettre d'asseoir une seconde place toujours aussi magique.
Et dire qu'on commençait à ne plus y croire. A ne plus avoir de doigts et d'orteils pour compter les occasions de but. Il devait y avoir un chat noir devant les buts d'Ospina. Il est parti deux minutes trop tôt. Le temps qu'Olivier Giroud nettoie dès vingt mètres la lucarne du gardien colombien. Son quinzième but de la saison est une délivrance. Montpellier entame 2012 en boulet de canon et ce nouveau succès à l'extérieur confirme que notre équipe a largement les capacités pour rivaliser avec les candidats à l'Europe.
Avec une équipe largement remaniée, le MHSC a dominé pendant 90 minutes. Nice, prétendant à la relégation, n'a rien montré ou presque attendant patiemment devant ses buts. Se contentant de gérer tant bien que mal le (0-0) égrainant un chapelet à chaque entrée des Pailladins dans la surface. Ce petit point du nul n'aurait pas été comptablement une grandiose opération. Mais il permettait au moins aux Aiglons de préparer avec un peu de confiance leur demi-finale de Coupe de la Ligue.
Alors et comme face à Lyon, le MHSC a campé dans le camp azuréen. Avec un excellent Cabella à la baguette, les Pailladins ont d'abord pris la température au Stade du Ray avant de passer à l'offensive. Une frappe surpuissante d'Estrada boxée par Ospina, un tir rasant de Cabella bien cadré. La rencontre aurait pu, aurait du se débloquer à la demi-heure, quand Dernis se fait faucher à l'entrée de la surface. Giroud prend ses responsabilités et tire sur la droite d'Ospina qui réalise l'arrêt parfait.
Nice se révolte... deux minutes et Jourdren détourne une frappe de Dja Djedje à la suite d'un coup de pied arrêté. Car le Gym ne sait se montrer dangereux que sur phases statiques. Au retour des vestiaires, les Pailladins accentuent leur domination. Une frappe de Cabella détournée difficilement dès les premières secondes et un bal incessant d'opportunités en tout genre. Le must toujours pour Cabella seul au point de penalty qui voit encore le gardien colombien sortir un arrêt miracle.
Les minutes défilent, Montpellier fléchit un peu mais ne renonce pas. Et c'est de Bocaly que viendra la délivrance. Un raid plein axe de trente mètres, un service pour Giroud aux vingt mètres. Le buteur réussit le plus difficile. L'action la plus compliquée de la soirée. Une frappe limpide du gauche en pleine lucarne et une course de 80 mètres pour fêter ce but avec un parcage pailladin en ébullition. Délivrance de courte durée car dans les arrêts de jeu, Stambouli sauve la patrie en s'interposant sur un long coup franc, Jourdren manquant sa sortie.
Une victoire au combien précieuse et une domination dans le jeu impressionnante. Malgré les absences, Montpellier a toujours voulu aller de l'avant. L'abnégation ce soir, a été récompensé. En espérant réussir la délicate passe de deux à domicile contre Brest et Ajaccio. Le MHSC gardera ce week-end, quoiqu'il arrive quatre points d'avance sur le troisième.
Les notes des joueurs
L'homme du match Stambouli 7 C'est le joueur du moment. Plus qu'un remplaçant ou un joueur de complément. Impérial défensivement, il a sauvé l'équipe dans les arrêts de jeu. Très sobre en première période, ne cherchant pas la difficulté, il est ensuite monté en puissance. Un gros match
Jourdren 5 Bedimo 6 Stambouli 7 Hilton 6 Bocaly 6,5 Joudren a été très peu sollicité. Un arrêt devant Dja Djedje mais une sortie délicate sur la fin. Quatre matchs que les gardiens pailladins n'ont pas encaissé. Hilton n'a pas non plus eu une soirée très compliqué avec un Guie Guie plus que moyen. Mais il a été très serein dans ses interventions. Bedimo s'est démultiplié sur son côté, mais la palme revient ce soir à Bocaly qui n'a jamais renoncé. Physiquement au top, il a pris le dessus sur son côté pour délivrer une magnifique passe décisive.
Cabella 6,5 Estrada 5 Marveaux 5 Cabella aurait du marquer ce but. Il le méritait tant lui aussi. Impressionnant dans un rôle de trublion entre les lignes, il tape à la porte de l'équipe type en permanence. La relève passera par lui. Estrada est toujours aussi bon quand il faut tirer de loin ou tenter des centres lointains. Peu en vue dans la construction. Marveaux ne renonce pas et s'est porté vers l'avant. On l'a même vu en position d'avant-centre après une déviation de Giroud. Un rôle obscur de sentinelle.
AïtFana 5,5 Giroud 6 Dernis 4,5
Beaucoup d'envie et de volonté pour AïtFana. Mais il manque parfois de justesse dans le dernier geste. Il a lui aussi multiplié les débordements. Lui manquant le geste décisif. Dernis a passé une soirée plus discrète. Moins en vue sur son côté, il a néanmoins obtenu un penalty. Giroud nous a énervés avec ce penaty manqué. Il n'a pas eu ensuite le geste juste pour tromper le Colombien jusqu'aux ultimes secondes avec un but magique. Démontrant qu'il avait un mental en béton après un match difficile à Tours. Chapeau!!!
Les remplaçants Koita |