 Sauvons les arbitres
Si le MHSC est resté cinquième après les premiers matchs de samedi, cette 15eme journée est marquée par un resserrement en tête du championnat, la blessure de Grégory Coupet, mais surtout deux grossières erreurs d'arbitrage. Des décisions malheureuses que seule la vidéo pourrait occulter.
Les arbitres ne sont pas bioniques et sont parfois bien seuls pour prendre des décisions cruciales. Et quand l'arbitre assistant veut ouvrir les yeux de son camarade du centre, et le faire changer d'avis, les conséquences sont désastreuses, le match entaché une nouvelle fois par des erreurs de jugement préjudiciables pour les équipes victimes mais surtout pour les arbitres. Les hommes en noir sont aujourd'hui démunis devant la vitesse du jeu et l'archaïsme de leurs possibilités de surveillance: deux yeux, seulement deux yeux à l'heure où la vidéo fait office au rugby, au tennis ou au foot américain.
Revenons au fait. Stade Bonal: Maurice Bellay tente une frappe enroulée qu'Ospina détourne sur Mikari, qui en une seconde amortit de la poitrine et place un boulet de canon qui heurte le poteau, la transversale et rebondit...sur la ligne. Impossible à l'oeil nu ni même après un premier ralenti de se faire une idée formelle sur la validité du but. L'arbitre pourtant désigne le rond central. Sochaux mène (1-0), résultat final de la rencontre. Ollé Nicolle avec ironie en conférence de presse, reconnaît que son équipe n'a pas perdu, puisque pour perdre, il faut prendre un but, et que le ballon n'a pas franchi la ligne. Seule la vidéo aurait pu aider les Niçois, et seule une relecture accrue des images, un ralenti précis auraient aidé un arbitre, n'ayant qu'un dixième de seconde pour se prononcer.
Parc des Princes: Paris mène (1-0) quand Contout part seul côté droit, il est fauché par Sakho à l'extrème limite de la surface de réparation (sur la ligne droite de la surface, parallèle à la ligne de touche). L'arbitre central M.Ennjimi signale le point de penalty, la faute est grossière. Son arbitre assistant Djemel Zitouni intervient alors, et indique à son arbitre central que la faute est en dehors de la surface, et que la juste décision est un coup franc. Les Auxerrois bouillonnent, les Parisiens respirent, le ralenti est accablant: Contout est d'au moins 30cm dans la surface parisienne. Auxerre perd (1-0) et le juge assistant est malheureusement coupable. Coupable d'avoir pris une décision alors qu'il n'était pas le mieux placé (en parallèle avec la ligne de la surface, il lui est très délicat de juger la position de Contout). En trente secondes et un ralenti, le penalty était sifflé, l'honneur d'arbitre désabusé dans les vestiaires blanchi.
Sans revenir sur la mimine de Thierry Henry, les arbitres sont aujourd'hui désoeuvrés. Arrêtons de parler d'universalité dans le foot, entre une finale de Coupe du Monde, et un match de poussins Pignan-Juvignac, pour ne pas instaurer la vidéo. Les joueurs pros touchent des primes, des salaires, que le simple licencié du District de l'Hérault ne gagnera jamais. Le fossé est déjà immense entre les différentes divisions. Comme au rugby le ralenti pourrait intervenir seulement sur les buts litigieux, et sur les penaltys, soit deux ou trois fois par rencontre. Attendons donc qu'une finale de Coupe du Monde soit complètement tronquée, par un but invalide, un hors-jeu de trois mètres, ou un smash victorieux, pour faire changer les mentalités. Et souvenons-nous que Zidane a été expulsé après que le quatrième arbitre ait vu sur un écran de contrôle, son magnifique frontal sur Materrazi. |