Sous une pluie battante, les Pailladins ont vaincu l'OM avec leur courage et leurs tripes. Un succès (1-0) qui conforte la seconde place du MHSC. Une victoire au forceps qui constitue en plus une belle revanche après la finale perdue à St Denis. Avec trente points au compteur, Montpellier continue d'avancer à un rythme infernal. Jusqu'où vont-ils aller?
Quatorze journées, trente points au compteur. Coleader du championnat, le MHSC franchit un à un les obstacles. Marseille vient de chuter ce soir à la Mosson. Un nouveau vieux démon vient encore de voler en éclats. Sous une pluie battante, les Pailladins ont encore eu le courage, le soupçon de réussite, la combativité nécessaires pour s'imposer. Tout sourit actuellement aux Montpelliérains. Ils auraient tort de se priver.
Ce ne fut pas le combat de rue annoncé ou craint par les Olympiens mais ce fut un match en forme de combat de boxe. Chaque équipe a eu ses moments forts et ses temps faibles à gérer. Montpellier a réussi à scorer au bon moment, l'OM incapable de revenir malgré une pression intense après le but pailladin. La communion avec le public était belle au coup de sifflet final, aussi belle que les minutes de temps additionnel furent interminables.
La première période fut équilibrée mais très rythmée. Montpellier allume la première mèche par un excellent Camara. Lancé en contre, sa frappe puissante est boxée par Mandanda. Dans la foulée, sa reprise est sortie de justesse en corner. Marseille répond par Loïc Rémy qui fit frissonner la Mosson. Mais après avoir dribblé Jourdren, il fut incapable de redresser sa frappe et trouva le petit filet. Ce n'est pas un OM ultra conquérant sur la pelouse, mais Montpellier joue avec une prudence quasi inhabituelle à l'image d'un Giroud sevré de ballon. Il doit se contenter de quelques miettes dont une tête non cadrée sur coup franc qui rase la transversale de Mandanda.
Montpellier revient des vestiaires avec les meilleures intentions et un énorme cafouillage devant les buts olympiens dès les premières secondes. Ni Belhanda, ni Camara n'arrivant à pousser le cuir au fond des filets. Marseille réplique par une frappe non cadrée de Diarra mais Marveaux manque de peu du bout du crâne, un centre de Giroud, seul dans les six mètres. La délivrance intervient à l'heure de jeu sur un coup du sort comme face à Nancy, et toujours côté droit, côté Butte Paillade.
Magnifiquement lancé par Belhanda, Camara tente un centre au premier poteau que Diawara propulse malgré lui au fond des filets. Joie intense de courte durée car Montpellier se replie dangereusement et concède un paquet d'occasions. Jourdren capte mal une frappe de Gignac et Bedimo sauve de justesse devant Jordan Ayew. Ce Marseille de petite facture ne reviendra pas en partie grâce au talent défensif d'un excellent Hilton revanchard après une saison galère dans les Bouches du Rhône.
Un succès (1-0) magnifique et une régularité dans les performances de plus en plus étonnante et exceptionnelle. Il faut juste rester le plus longtemps possible percher sur le petit nuage et continuer à prendre les rencontres les unes après les autres. Une victoire contre Marseille ne rapporte que trois points. Il faut désormais rapidement se tourner vers Sochaux pour la suite de cette somptueuse saison.
Les notes des joueurs
L'homme du match Hilton 8 Forcément revanchard, Hilton avait été placé capitaine par René Girard. Il a tenu la défense de main de maître, intervenant avec sobriété et surtout grande efficacité. Une excellente performance pour un joueur très ému au coup de sifflet final.
Jourdren 6 Bedimo 6 Hilton 8 Stambouli 5,5 Bocaly 6 Deux grosses frayeurs pour Jourdren avec surtout cette frappe de Gignac mal captée. Assez serein dans ses interventions, il a été souvent mis à contribution sans avoir l'arrêt exceptionnel à sortir. Bedimo a peut-être moins présent offensivement que d'habitude. Mais il a été défensivement intraitable et rassurant. Point négatif, le problème d'alignement sur l'action de Rémy. Stambouli n'avait pas la tâche facile. Il s'en est sorti avec les honneurs. Aucun risque dans la relance ni ses interventions malgré une fébrilité en début de rencontre. Un match correct. Bocaly a été très présent offensivement en première période. Excellent dans ses combinaisons avec Camara. Précieux dans les duels avec du déchet parfois dans les relances.
Saihi 5,5 Marveaux 5,5 Belhanda 6,5 Saihi n'a pas eu la tache facile sans Estrada. Beaucoup de combativité, mais parfois aussi un manque de précision dans le dernier geste. Marveaux se situe toujours aussi difficilement sur un terrain. Pourtant, il a lui aussi beaucoup donné. Intéressant de le voir souvent aux avants postes. Un match sérieux. Belhanda a été la touche créative indispensable. Quasi passeur décisif avec cet extérieur pour Camara. Il lui a manqué parfois la simplicité ou la dernière passe décisive. Mais encore une fois, sa technique est indispensable.
Camara 8 Giroud 5 Utaka 5,5 Un Camara des grands soirs. Son rôle sur le but est évidemment fondamental, mais sa première période fut magnifique. Débordements, dribbles, prises de risque et initiatives, ce fut un Souley décomplexé. Ovationné par la Mosson. Giroud a eu peu de ballons. Peu aidé par M.Chapron dans les duels, il n'a pas eu une seule occasion. Bien pris par NKoulou. Utaka est monté en puissance. Meilleur en seconde période, il a manqué d'être décisif loupant son contrôle seul face à Mandanda.
Les remplaçants Dernis Jeunechamp Pitau |