Equipes à la peine, belles surprises, favoris à l'heure ou éternels outsiders il est l'heure de terminer notre bilan du premier quart de la Ligue1. Un bilan provisoire tant notre championnat peut réserver des surprises.
Les favoris au rendez-vous
En changeant d'entraîneur, Lyon s'est réconcilié avec ses supporters. Mais avec deux défaites au compteur, l'OL n'a pas encore fait tout l'étalage de son potentiel. Bien ancrés dans le haut du classement avec un effectif rajeuni, sans recrue majeure, les Gones devront jongler entre la Ligue des Champions et la Ligue1. De leur capacité à enchaîner les rencontres dépendra de leur classement final.
Paris s'est acheté une équipe cet été. Les deux succès contre le MHSC et contre Lyon ont démontré que l'argent pouvait faire le bonheur. Pastore, décisif lors de ces deux matchs sera-t-il aussi décisif toute la saison ? Le PSG n'a que la Ligue Europa à jouer. Une Coupe d'Europe moyennement attractive où Kombouaré peut se permettre de faire tourner. Gros bémol dans l'édifice parisien : la défense. En attendant le retour de Sakho, ni Camara, ni Lugano n'ont été extrêmement rassurants. Paris n'a du qu'à Sirigu de repartir avec les trois points de la Mosson.
Lille n'aime pas le mois d'août et a connu encore quelques grosses désillusions comme ce (1-0) concédé contre le MHSC à domicile. Avec un statut tout neuf de champion en poche, le LOSC reste bien calé dans le premier tiers du championnat. Même topo que l'OL, concernant sa capacité à enchaîner l'Europe et la Ligue1. Les deux nuls contre Moscou et Trabzonspor condamne déjà les Dogues à des exploits contre l'Inter Milan. En découlera une importante débauche d'énergie qui devrait laisser des traces le dimanche dans l'hexagone. Avec le rendement d'Hazard comme principale interrogation.
Les grosses déceptions
Bordeaux n'en finit plus de décevoir. Avec Francis Gillot, les Girondins aspiraient à retrouver du beau jeu et de la compétitivité. L'ancien entraîneur de Sochaux a pu matérialiser le travail à réaliser dès son arrivée. Un effectif intéressant sur le papier avec peu d’âme et sans grande combativité. Le (2-2) contre Montpellier exemple flagrant d'un problème mental récurrent. Entre les craintes d'une descente façon Monaco ou les possibilités bien réelles d'un retour en grâce, difficile d'imaginer le classement des Bordelais en fin d'exercice.
A quelle place terminera l'OM ? Sûrement pas dans la seconde moitié du classement. Mais l'OM déçoit et surtout ne produit aucun jeu. Les supporters s'ennuient, la propriétaire évoque son souhait de revente. La Ligue des Champions est aujourd’hui le ballon d'oxygène des Phocéens. Avec six points, l'OM a déjà fait la moitié du chemin vers les huitièmes de finale et la réalisation d'un premier objectif cette saison. Il faudra rapidement se montrer efficace et chatoyant pour remobiliser son public et remonter vers les cimes du classement.
Les éternels outsiders
Depuis quasiment dix ans, Rennes se cherche. Un côté séduisant, des rencontres explosives comme le (5-1) à Dijon, ou le (6-2) à Sochaux mais des passages à vide suspects comme le (4-0) concédé à Montpellier. A chaque saison, cette éternelle question : Rennes se qualifiera-t-il en Ligue des Champions ? Ce club est à l'image de sa nouvelle recrue, Jonathan Pitroipa, déroutant envoutant mais parfois totalement absent.
St Etienne a recruté massivement mais peine aussi à trouver sa vitesse de croisière. Sans être un candidat à la Ligue des Champions, les Verts aimeraient viser le premier tiers du championnat. Ils leur manquent encore un grand attaquant pour pallier les départs de Payet et de Rivière.
Lorient a perdu ses cadres (Amalfitano, Gameiro, Morel) mais Lorient continue de surprendre. Un recrutement malin, une philosophie de jeu conservée et les Bretons restent toujours aussi solidement ancrés dans la première moitié du classement. Toujours pas de qualification en Ligue Europa pour une formation en pleine essor. Avec comme pour Rennes un gros bémol, une inconstance et une faillite mentale dans les grands rendez-vous. La défaite (3-1) l'an passé à la Mosson, barrant définitivement la route de la Ligue Europa aux Merlus.
Les bonnes surprises
Toulouse et Montpellier se ressemblent. Une saison dernière plutôt poussive, un fond de jeu inexistant. L'ennui grandissant dans les deux stades et un été 2011 explosif. Les Pailladins, de par leur première place, ont eu un éclairage médiatique particulier en septembre. Mais Toulouse mérite autant les éloges, la qualité de jeu en moins. Difficile de déceler le potentiel véritable des Violets et des Pailladins. La frontière entre une équipe compétitive et une formation en plein doute est si tenue. Le MHSC a prouvé qu'il pouvait inquiéter les grosses écuries de notre championnat. Il lui faudra confirmer et s'imposer contre des équipes de plus faible calibre (comme face à Nice ou Ajaccio) pour engranger rapidement les 45 points nécessaires pour se maintenir. Et pouvoir ainsi viser cette 7ème place objectif ambitieux fixé par le président Nicollin. |