La victoire contre Lille n'a pas encore mathématiquement assuré le maintien des Pailladins mais elle les rapprochent à grandes enjambées de l'objectif numéro un de la saison. Sixième au classement, à quatre points du cinquième et à trois longueurs du neuvième, le MHSC peut-il réellement faire mieux ? Y aura-t-il une volonté d'aller encore plus haut les 42 points atteints ou faut-il toujours ne garder que le Stade de France comme seul tremplin vers une qualification européenne ? A vous de nous donner votre avis.
Un top 5 solide
Lille, Rennes, Marseille, Lyon et le PSG. Le Top 5 de la Ligue1 ne change guère depuis le début de l'année, symbole d'une supériorité certaine de ces cinq formations sur le reste de la troupe. Après la victoire contre Paris en Coupe de la Ligue, nous nous étions déjà posés la question de la possibilité des ambitions pailladines. Le MHSC peut-il comme l'an passé s'immiscer parmi les gros budgets ? René Girard restait réaliste, lundi, au micro de France Bleu Hérault, parlant d'une place entre cinq et dix comme volonté affichée, ne se privant pas de faire mieux si possible.
Il faudra d'abord que les grosses écuries baissent de pied pour que les Pailladins arrivent à les dépasser. Si le LOSC est éliminé de la Ligue Europa, si Marseille et Lyon ne créent pas d'exploits contre Manchester et le Real, le calendrier des trois principaux postulants au titre s'allègera immédiatement. Lille et Marseille n'ayant plus qu'une coupe nationale à gérer, Lyon n'aurait que la Ligue1 comme pain quotidien. Autant dire que sauf naufrage ou catastrophe à la bordelaise l'an passé, les joueurs de Puel termineront au moins dans les cinq premiers.
Les doutes sont un brin plus présent à Rennes et au Paris Saint-Germain. Rennes rôde autour d'une qualification en Ligue des Champions depuis de nombreuses saisons sans jamais y parvenir. Les Bretons irréguliers au possible en fin de saison dernière ne devraient pas éternellement se louper. La pression d'une éventuelle place sur le podium les taraudera peut-être ? Avec six points de retard sur les Bretons, la prochaine confrontation à la Mosson, aura les allures de rencontre charnière pour les Pailladins. Le PSG ne s'est toujours pas offert de crise cette année, malgré l'affaire Sessegnon qui a, si peu, troublé le mercato des Parisiens.
Reste la question de l'accumulation des compétitions. Des cinq de devant, le PSG est le club qui pourrait avoir le calendrier le plus fourni. Le bon (2-2) décroché à Minsk contre Borisov devrait permettre d'entrevoir les 1/8èmes de finale. Le club de la capitale est aussi engagé en Coupe de France avec la réception du Mans dans dix jours au Parc des Princes. Autant dire qu'un mois de mars très copieux pourrait avoir des conséquences sur l'état physique des troupes. Paris ne possédant pas un effectif qualitativement pléthorique, il se pourrait peut-être que l'équipe décline.
Le MHSC confirmera-t-il?
C'est la question que tout supporter se pose. Pas brillant en Avignon, solidaire, combatif et efficace contre Lille, difficile de cerner le potentiel du MHSC. Une grande fin de saison passe avant tout par une régularité qui a tant fait défaut ces derniers mois. Un déplacement à Sochaux contre une équipe joueuse et irrésistible à Bonal, la réception de Rennes. Deux rendez-vous qui permettront d'en savoir plus sur les réelles ambitions héraultaises. Pour l'instant, Montpellier est le meilleur élève du second groupe. Celui des équipes parfois séduisantes, parfois exsangues qui n'ont jamais eu à se poser de gros doutes sur leur maintien.
L'arrivée de John Utaka sera-t-elle un déclic offensif pour Montpellier? Une stabilité retrouvée en défense, sans blessure ni suspension permettra peut-être d'asseoir encore plus une solidité déjà remarquable? Ou retomberons-nous dans nos travers passés dès samedi, après une défaite sans saveur. Seuls les joueurs ont la réponse à ces questions. Il suffit d'attendre... |