Les absences de la CAN, les blessures. Montpellier affaibli, n'apparaît pas dans les meilleures dispositions pour les rencontres à venir. Les prochains rendez-vous abordables sur le papier, sont pourtant cruciaux pour le reste de la saison. Peu appliqués dans la construction, les Pailladins n'ont pas franchement rassuré. De quoi être inquiets?
Montpellier s'en est allé quérir sans gloire un billet pour les huitièmes de finale. Un succès (1-0) en Touraine qui n'a pas fait saliver dans les chaumières. L'essentiel en Coupe de France étant de passer les tours. La tenue de gala n'est réservée que pour le Stade de France. Pas de quoi crier au scandale mais de quoi tout de même se poser quelques questions, tant les Pailladins ont donné l'impression de manquer de créativité sur le plan offensif. La charnière expérimentale Stambouli - Hilton étant par contre l'immense satisfaction de la soirée.
Surtout nous ne jetons pas la pierre sur Rémy Cabella, qui réalise un mois de janvier assez épatant. Trois buts en Coupe de France, une performance de premier choix contre Lyon. Mais un constat assez simple. Olivier Giroud semble désemparé sans son soutien habituel. Omniprésent contre Lyon, le buteur pailladin n'a eu qu'une seule occasion face à Hugo Lloris, sans compter son ciseau retourné pour la photo. Son but est le fruit d'une magnifique ouverture de Geoffrey Dernis, mais Giroud semble sevré de bons ballons. C'est paradoxal, car il a inscrit deux buts en trois rencontres mais notre attaquant est esseulé à la pointe de l'attaque.
Cabella ne joue pas dans le même registre que Belhanda. Estrada n'a pour l'instant pas retrouvé son véritable niveau. Sans Younès, Giroud est moins sollicité. A l'image de quatre-vingt dix minutes vraiment poussives contre Tours. Est-ce le contrecoup émotionnel du retour sur le pré de ses premiers exploits? Peut-être, mais sa performance sera attendue au tournant contre Nice. Indispensable à notre équipe, il pâtit du départ du Marocain. La blessure d'Utaka et le départ de Camara n'est pas de nature non plus à lui faciliter la tâche. Le MHSC a perdu ses deux ailiers, sans trouver de solutions de rechange adéquates.
D'un côté Geoffrey Dernis faux ailier mais vrai milieu de terrain. De l'autre Karim AïtFana en pleine convalescence. Des absences qui destabilisent aussi les latéraux. Henri Bedimo n'est jamais aussi peu monté cette saison que lundi soir. Les consignes sûrement de René Girard de ne pas partir à l'abordage avec une équipe amoindrie. Le manque d'automatismes aussi alors que les dédoublements sont légion habituellement. Un Montpellier amoindri qui a du se passer de Yangambiwa. En attendant de le savoir opérationnel pour le déplacement samedi soir à Nice.
Peu épargnés les Pailladins ont fait front lundi soir. Et c'est sûrement la magnifique nouvelle et le signe d'un groupe fort et compétitif qualitativement et quantitativement. Une solidarité et une cohésion qu'il faudra retrouver sur la Côte d'Azur. Avec une équipe quasiment type mais dépourvu d'envie et de discipline, le MHSC s'était fait châtier à Valenciennes et à Evian. Espérons donc un nouveau succès et de larges sourires avec une formation un brin bancale. |