Joint ce mardi, Olivier Giroud est revenu sur son début de saison et sur les doutes planant sur l'animation offensive. Si tout n'est qu'une question de travail à l'entraînement et de temps de jeu, il incite l'ensemble de ses partenaires à se projeter vers l'avant. En espérant un résultat probant samedi à Monaco.
Salut Olivier, que penses-tu de ces trois premiers matchs officiels?
La victoire contre Bordeaux est une bonne entame sur le plan comptable. Il nous fallait réagir et mettre le bleu de chauffe après la désillusion contre Gyor. Même si à l'aller avec mon but, ça ne pouvait pas mieux commencer pour moi. Contre Bordeaux, nous avions besoin de nous rassurer et nous avons mis beaucoup d'énergie à défendre, moi le premier. Je n'ai eu qu'une seule occasion en tout début de match. Garry me met un super centre et je suis un peu surpris, je n'arrive à la reprendre que du haut du crane.
Comment expliques-tu cette élimination? On avait parfois l'impression d'assister à une rencontre de Coupe de France entre une Ligue1 et un club de CFA2?
C'est tout à fait ça. On savait qu'ils ne pouvaient marquer que sur coups de pied arrêtés. Après nous n'avons pas réussi à tromper le gardien et cette défense ultra regroupée. Mais j'ai eu l'impression qu'on aurait pu jouer trois heures sans marquer le moindre but. Nous sommes coupables car nous nous sommes mis à leur niveau.
Les dirigeants ont-ils fixé d'autres objectifs pour la saison après cette élimination prématurée?
Non, l'objectif numéro 1 reste le championnat et le maintien. Après nous aurions bien voulu réaliser une belle épopée en Coupe d'Europe, mais personnellement j'ai vu comment j'ai souffert dimanche contre Bordeaux, trois jours après les cent-vingt minutes disputées contre Gyor. Jouer tous les jeudis puis le week-end ça pompe de l'énergie. L'Europe, ça n'était que du bonus. Maintenant il nous reste les coupes nationales, et nous aimerions bien vivre une belle histoire dans l'une d'entre elles.
Pour revenir sur le plan tactique, des interrogations se posent sur l'animation offensive et ce dispositif en 4-3-3 qu'en penses-tu?
Tout est une question d'automatismes. A Tours nous avons joué d'abord en 4-4-2 puis en 4-3-3 à partir de janvier. Je m'entendais parfaitement avec Fatih Atik et on se trouvait bien. Je lui ai donné cinq passes décisives lui m'en a donné neuf, je m'entendais bien aussi avec Serge Gakpé qui était sur l'autre aile. Il nous faut trouver des repères et tout doit se travailler à l'entraînement. Avec du temps de jeu, je pense que ça devrait marcher. Moi qui rêve de jouer en Angleterre je vais améliorer mon anglais pour mieux communiquer avec Hasan (Kabze).
Pas question donc de passer en 4-4-2 avec un attaquant en soutien?
Non, le 4-3-3 apporte plus d'équilibre. Il nous permet d'assurer au milieu une meilleure conservation du ballon. Ensuite on dit que défensivement toute l'équipe doit participer, mais offensivement c'est la même chose. Ce ne sont pas seulement les trois de devant qui doivent attaquer, mais tout le monde doit pousser vers l'avant. Garry et Cyril doivent centrer, les milieux excentrés, Joris et Marco doivent aussi déborder.
Et toi comment te situes-tu dans ce schéma?
Moi, je m'adapte au système. J'aime ce schéma car je suis plus libre. L'entraîneur me demande par contre de rester dans l'axe. A Tours par exemple, j'aimais bien me balader sur un côté. Je pense qu'à l'extérieur nous allons avoir plus d'opportunités. Gyor était très regroupé et Diarra est resté très proche de ses défenseurs dimanche dernier.
Samedi, Montpellier se déplace à Monaco, sa véritable bête noire. Le match retour avait été assez tendu avec ce but de Camara refusé dans les cinq dernières minutes. Que penses-tu de cette équipe?
Le Stade Louis II reste un bon souvenir pour moi. L'an passé nous y avons joué en Coupe de France, et nous avons perdu aux penalties. Nous avons pourtant eu les occasions de nous qualifier dans les prolongations, Ruffier sortant mon penalty. C'est un bon souvenir car ça nous a permis de nous tester face à une Ligue1. Je m'étais frotté avec Diego Perez assez truqueur qui a une forte personnalité. Samedi, ça va être un gros match surtout face à des défenseurs de taille comme Puygrenier, Hansson et Traore. Ça serait bien de poursuivre notre bonne série.
Tu t'entendais bien avec Fatih Atik, tu n'as pas essayé de le faire venir avec toi à Montpellier?
Ce n'est pas évident pour un joueur de revenir dans son club formateur. Il a laissé d'excellents souvenirs à Montpellier, pour en avoir parlé avec Pascal Baills et Olivier Mégel. Il est parti en National, comme moi, chercher du temps de jeu. A Grenoble, Bazdarevic ne me faisait pas confiance, il lui est arrivé la même chose ici sous Courbis. Maintenant avec ses stats, je ne comprends pas qu'il n'ait pas trouvé un club en Ligue1. Il est dans une nouvelle équipe à Boulogne, avec comme objectif de monter dans l'élite.
Un grand merci à Olivier Giroud pour sa disponibilité et sa gentillesse. |