Pourtant très volontaire, Olivier Giroud n'a pas vraiment eu l'occasion de convaincre pour ses deux premières apparitions en Bleu. En effet, en avait-il réellement les moyens? A l'image de ses vingt petites minutes hier contre la Belgique, l'attaquant pailladin - qui avoue une certaine frustration - n'a eu guère la possibilité de briller : l'équipe ne le sollicitant que rarement, il a dû se contenter de quelques miettes.
"Ses déviations et son implication auraient mérité meilleur sort"
Soyons objectifs et dépassons le cadre sentimental de la présence d'un joueur pailladin en équipe de France. Olivier Giroud n'aura pas été très convaincant pour ses deux premières selections et ses vingt minutes contre la Belgique furent assez pénibles à regarder. Quand une équipe ne produit aucun jeu, son avant-centre peinera à récupérer quelques ballons et à se montrer dangereux. Mais quand une équipe ne fait pas grand chose non plus pour jouer avec son attaquant, il lui est vraiment compliqué de briller.
Son bilan est assez mitigé et son action manquée face à Tim Howard restera dans les mémoires. "Je ne vais pas vous mentir, c’est difficile, reconnaît le joueur, relayé par le 10 Sport. Autant j’étais très content de mon entrée contre les Etats-Unis, autant ce soir (mardi) je sors frustré. Même si j’ai eu une occasion, je n’ai pas touché beaucoup de ballons et j’en perds même deux ou trois. Ca te permets de mesurer qu’il faut encore être plus performant en club pour gagner plus de temps de jeu en équipe de France." Pourtant ses déviations et son implication auraient mérité meilleur sort, que le triste spectacle offert hier par l'EdF. A-t-il pour autant grillé ses chances en vue de l'Euro 2012? Absolument pas, car de l'année 2011 ressort une impression générale: aucun attaquant à part Benzema et peut-être Rémy ne semble indispensable et n'a fait réellement ses preuves. Ses concurrents se nomment Cissé, Gomis ou Gameiro voire Hoarau et Laurent Blanc pourraient être tentés de choisir un attaquant au profil différent.
Faut-il encore qu'il inculque à ses troupes le mode opératoire pour jouer avec un pivot devant la défense adverse. La mayonnaise a mis du temps à prendre à Montpellier et René Girard l'utilisait l'été 2010 comme le successeur de Montaño. Il a fallu un gros trimestre pour voir apparaître un milieu de terrain en soutien direct, à la retombée de ses précieuses déviations. Que fera Laurent Blanc? Seule une grande saison et une régularité devant le but lui assureront un billet pour la Pologne et l'Ukraine, l'été prochain. Et Olivier Giroud en a largement les moyens. |