Samedi, le MHSC démarre contre Auxerre sa troisième saison dans l'élite. Un recrutement minimaliste mais une génération de jeunes qui ne demande qu'à découvrir et enflammer notre championnat, Montpellier pourrait s'amuser en Ligue1 comme connaître une année galère, tant la frontière entre la gloire et la déprime est de plus en tenue. Quels sont les enjeux pour vous de cette saison? A quelle place le MHSC peut-il finir? A vous de répondre dans vos commentaires.
C'est une saison assez étrange que le MHSC va démarrer samedi contre Auxerre. Une saison où les interrogations laissées par un premier semestre calamiteux sont toujours présentes. Comment Montpellier va-t-il rebondir après avoir flirté avec la Ligue Europa puis la relégation lors des trois dernières journées? Comment les Pailladins vont-ils se comporter après le départ d'Emir Spahic, qui lorsqu'il était sur la pelouse, garantissait une moyenne de points fort appréciable? Comment ces jeunes aussi prometteurs vont-ils éclore? Une troisième saison dans l'élite périlleuse qui pourrait bien se jouer dès le mois d'août.
Dans un championnat où onze équipes ont été concernées jusqu'au bout par la descente, les Pailladins devront comme lors des exercices précédents, réussir leur entame. Difficile de réaliser un huit sur douze initial comme en 2009 et 2010 avec un calendrier nettement plus défavorable. Lille et Lyon candidats déclarés au titre, Rennes qualifiés en Ligue Europa, et Auxerre pour débuter à la Mosson. Prendre six points serait déjà fort appréciable. Mais en récolter moins laisserait déjà les Héraultais dans une position défavorable avant un mois de septembre plus abordable avec les venues de Nice et du PSG et un voyage à Ajaccio.
Tout autant que le bilan comptable, la qualité du jeu déployé par les Pailladins sera scrutée à la loupe. Ce n'est pas être exigeant que de reconnaître que les 19 rencontres à la Mosson ont été plutôt poussives, souvent ennuyantes. Les 7 défaites concédées rafraîchissant d'ailleurs les ardeurs de la dizaine de milliers d'abonnés. Un des enjeux majeurs de cette saison sera de combiner l'efficacité avec un certain esthétisme. Sans demander de jouer à cent à l'heure comme le Barça, la bande à Girard regarnirait les travées de la Mosson si elle produisait un football un peu plus chatoyant que les longues ogives balancées en direction du pauvre Olivier Giroud.
Nous ne nous éterniserons pas sur les problèmes d'image et la volonté de ne plus être le vilain petit canard du classement du fairplay. Quand le MHSC a fini 5ème, Louis Nicollin le premier, se glorifiait publiquement de cette lanterne rouge. La majorité des supporters signeraient évidemment pour le respect des objectifs présidentiels: une septième place et un parcours sympathique dans l'une des deux coupes. Mais avant tout, une saison réussie serait synonyme de spectateurs heureux de quitter le stade, de jeunes qui explosent au plus haut niveau, d'un maintien assuré le plus rapidement possible. Et plus si affinités...
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