Le MHSC verra Châteauroux. Mais que ce fut laborieux ce soir à Tours, avec un petit but de Cabella comme sésame pour les huitièmes de finale. Un succès (1-0) acquis dans la douleur qui permet aux Pailladins de continuer leur aventure en Coupe de France. Le championnat reprend ses droits dès samedi à Nice.
Bravo les Pailladins. Une qualification obtenue sans encaisser de but et sans passer par l'épreuve des prolongations. Montpellier a réussi l'essentiel en s'évitant d'inutiles péripéties. Pour la beauté du jeu et les arabesques ou les dribbles chaloupées, il faudra revenir un autre soir. Peu importe, l'histoire retiendra que le MHSC s'est qualifié (1-0) à Tours. La manière ne restera pas dans les livres d'histoire.
C'est ce que les médias ou les journalistes appelleront une victoire à l'expérience, ou la victoire du présumé favori qui a su faire preuve de la bonne dose de réalisme au moment opportun. Si Montpellier n'a jamais réellement été en souffrance sur la pelouse de la Vallée du Cher, le but de Cabella est un petit cadeau du ciel. Quand le milieu de terrain pailladin reprend victorieusement de volée le centre précis de Dernis, une énorme épine du pied vient de quitter la voute plantaire montpelliéraine. Le traquenard annoncé prenant du plomb dans l'aile.
Montpellier n'a pas subi mais n'a surtout pas maîtrisé les opérations en première période. Gênés par l'engagement des Tourangeaux qui auront mis du leur pour mettre du rythme à la rencontre, le MHSC peine à se situer dans ce match. N'arrivant pas à mettre sur le pied sur le ballon, n'arrivant pas non plus à construire quelques actions tranchantes, ne voulant surtout pas se découvrir pour laisser les locaux filés en contre. Une prudence ou une apathie peu exploitées par des Tourangeaux assez brouillons. Loin finalement de leur réputation de machine à broyer ses adversaires dans son stade.
Un coup franc d'Estrada boxée par Sopalski sauve le premier acte d'un zéro pointé en termes d'actions chaudes. Montpellier souvent sur ses talons dans sa surface, sans que Pionnier ne soit mis exagérément à contribution. Une fois le but inscrit juste après la reprise, Tours accélère un petit peu, et Montpellier se met à reculer. Grosse occasion pour les Tourangeaux à la 58ème quand Oniangue à la retombée d'un ballon boxé par Pionnier ne cadre pas sa reprise aux dix-huit mètres.
Les spectateurs ne le savent pas encore mais ils ne verront plus une occasion de but avant le temps additionnel. Car Montpellier à l'image d'un Giroud transparent ou d'un Koita brouillon, rentré en cours de match, n'exploite aucune balle de contre. Et Tours ne parvient jamais à mettre le petit grain de folie qui destabiliserait la défense pailladine. Petite frayeur à la 93ème minute quand Diego ne cadre pas sa tête seul au second poteau sur un ultime corner.
Montpellier file vers les huitièmes de finale et se moquera des critiques. Avec une équipe remaniée privée de six titulaires, les Pailladins ont fait front. Tous les supporters signeraient déjà pour un tel résultat à Nice, ou dans une quinzaine de jours à Châteauroux. Pour que l'aventure continue encore pendant longtemps.
Les notes des joueurs
L'homme du match Hilton 7 Hilton a été LE boss de la défense. Impressionnant de sérénité et de maîtrise dans ses duels. Il s'est permis de monter sur quelques relances avec même un tir cadré à l'entame de la seconde période. Un gros match.
Pionnier 5.5 Bedimo 5.5 Stambouli 6.5 Hilton 7 Jeunechamp 4.5 Pionnier n'a pas eu énormément de travail. Rassurant en première période, peu sollicité par la suite. L'aventure continue pour lui. Un Jeunechamp pas extraordinaire qui aura fait le minimum sur le plan défensif. Sans fioriture ni excès dans une rencontre parfois musclée en première période. Offensivement absent. Stambouli est épatant. Excellent contre Lyon, il a assuré l'intérim dans l'axe avec brio. Il ne s'est pas embêté dans des relances hasardeuses mais a fait preuve de solidité et de maîtrise. Bedimo a fait le job défensivement. Moins en vue que d'habitude sur le plan offensif. Peut-être en manque d'automatisme avec AïtFana.
Estrada 5,5 Marveaux 4.5 Cabella 6 Ce n'était pas un grand Estrada. De rares transversales, un coup franc bien tiré. A la récupération a démontré néanmoins une combativité intéressante. Marveaux a été assez brouillon. Sobre mais pas franchement emballant. Cabella marque son troisième but en Coupe. Pour le reste il lui manque de la complicité avec Giroud. Présent dans la construction essayant souvent de trouver la bonne passe. Donne parfois l'impression de jouer dans le même registre que Dernis.
AïtFana 4.5 Giroud 3,5 Dernis 6 Première titularisation et une heure de jeu assez discrète de Karim AïtFana. Peu souvent à son avantage, il fut remplacé par Koita. Ce n'était qu'un début pour un joueur en pleine reprise. Une passe décisive pour Dernis, et un centre parfait pour Cabella. Précieux dans la construction, il se comporte plus comme un milieu de terrain qu'un véritable ailier. Ce qui pose la question de l'animation offensive sur le côté droit. Giroud a complètement manqué ses retrouvailles avec son ancien club. Transparent et sans ballon il a erré sans grande conviction. A son crédit, l'absence d'un réel pourvoyeur de ballons à ses côtés.
Les remplaçants Koita Pitau Deplagne |