Montpellier se déplace à Châteauroux pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. Un match, le mercredi soir, par un froid polaire, contre une équipe en pleine bourre à trois jours d'un rendez-vous important contre Ajaccio en Ligue1. Les circonstances idéales pour tomber dans le piège. Victorieux sans gloire, mais qualifiés avec solidité et réalisme à Tours, les Pailladins feraient le coup parfait en rééditant la même performance. En évitant si possible les prolongations.
L'adversaire:
La Berrichonne de Châteauroux est sans aucune ironie, une formation type de Ligue2. Une petite saison en Ligue1 au milieu des années 90, une redescente immédiate mais aucune folie ni descente aux enfers, et un club qui coule des années douces dans l'antichambre de l'élite. Peu d'ambitions, peu de moyens aussi, le club de l'Indre vise toujours le maintien et plus si affinités. Les ambitions ou les peurs apparaissant au gré des saisons. Cette année les Castelroussins sont solidement ancrés dans la première moitié du classement. Huitième avec 31 points, restant sur cinq journées de championnat sans défaite, la Berrichonne a le vent en poupe. En témoigne sa trop facile qualification au tour précédent à Auxerre. Le jeune et prometteur Bourgeois auteur d'un doublé pour son retour dans son club formateur.
Le contexte:
Montpellier a passé deux tours en Coupe de France et se retrouve en 1/8ème de finale. Une première depuis 2007. Si les étapes précédentes ne posaient aucun problème niveau calendrier, le match de ce soir coincé à trois jours de recevoir Ajaccio pose un petit problème niveau gestion de l'effectif. Difficile d'imaginer le MHSC galvauder cette compétition. Que le second de Ligue1 se fasse éliminer chez une formation hiérarchiquement inférieur ferait un peu mauvais genre. Surtout dans le coeur d'un président Nicollin qui rêve de remonter au Stade de France.
Châteauroux est une équipe dont il faudra réellement se méfier. Outre une série en cours assez impressionnante, les Berrichons ont dans leur passé atteint la finale de l'épreuve. En 2004, battus de justesse par le PSG sur un but de Pauleta. Nul doute que les hommes de Didier Tholot voudront faire revivre ce passé glorieux. Des Castelroussins qui se positionnent en petit Cendrillon, limite victime expiatoire. Leur entraîneur leur donnant à peine une chance sur cent de passer.
Le joueur à suivre: Jérôme Lafourcade
Ce n'est pas de la nostalgie d'apparat. Jérôme Lafourcade lancé en Ligue1 par Gérard Bernardet et formé au club a dignement représenté les couleurs de notre club. Malheureusement pour lui, il ne fait pas partie des années glorieuses du MHSC, mais plutôt des années de plomb, où les vendredis de Ligue2 étaient indigestes et où il était si facile de compter les spectateurs perdus parmi les sièges vides de la Mosson. Souvent seul à la pointe de l'attaque, attendant pendant de longues minutes, une longue ogive balancée de la défense, en sautant allègrement un milieu de terrain inexistant, Lafourcade a réussi à inscire 36 buts. Pas le moindre des exploits pour un joueur au faible temps de jeu cette année. Il n'a disputé que sept rencontres de Ligue2 pour un petit but au final le week-end dernier. Le réel danger de cette formation se nommant Maxime Bourgeois et ses neuf buts marqués en championnat. |