 "A Grammont, c'était parfois folklorique"
Premier groupe de supporters crée en 1977, le Club Central reprendra sa place en tribunes en Petite Camargue, après quatre années délicates dues au manque de fréquentation à la Mosson. L'occasion de faire le point avec son président Bernard Soccoro, sur l'actualité du club, la saison passée, les projets de son groupe pour la reprise au mois d'août.
Le Club Central. Un nom qui flaire bon la merguez, les vapeurs d'huile, l'ambiance bon enfant d'une centaine de sexagénaires, supporters historiques du club. Mais réduire le groupe à ces quelques clichés serait injuste, tant le Club Central a apporté au MPSC, et fait partie de la légende. Seul groupe de supporters jusqu'en 1990, il s'est construit sa propre tribune sur la fameuse Butte établie à la va-vite pour un match de Coupe de France contre Nîmes, donnant au Stade de la Mosson, son surnom de marmite du diable. Son président s'exprime aujourd'hui.
Le Club Central va retrouver sa place en tribune? Que s'est-il passé pendant quatre ans?
Nous avons souffert de la désaffection du public. Quand seulement trois à quatre mille personnes viennent en moyenne au stade, que nous n'avons que 150 membres et peu de demandes de places, ça devient compliqué de gérer une comptabilité pour si peu de monde.
Vous allez vous établir en Larzac comme les années précédentes?
Nous serons en Petite Camargue. Le club réserve la tribune Larzac (entre les Présidentielles et Petite Camargue NDLR) pour la Commission des Jeunes. Comme sept ou huit rencontres sont prévues avec un déplacement massif de supporters adverses, Corbières sera entièrement réservé dans ces cas-là, et Canigou fermé (comme contre Strasbourg). De ce fait la Commission vient à Larzac, et nous avons négocié des places et des tarifs préférentiels en Petite Camargue.
Quel sera le montant de l'abonnement?
Nous proposons un tarif de 165 euros pour l'année (adhésion au Club Central comprise), alors qu'il est de 192 euros en passant directement par le MHSC.
Que pensez-vous de cette fin de saison et du départ de Rolland Courbis?
On dirait que les gens pensent que Nicollin a éjecté Courbis. Or depuis plus d'un an Courbis a annoncé qu'il partirait en fin de saison. C'est logique que Nicollin ait pris les devants et contacté un autre entraîneur pour préparer l'avenir. C'est vrai cependant, que Loulou a manqué d'un brin de galanterie.
On a l'impression que Louis Nicollin s'est fait voler la vedette et que les gens ont envahi le terrain pour rendre hommage à Courbis. On n'a pas entendu la Butte chanter "Loulou, Loulou".
L'histoire est un éternel recommencement. En 1990 Michel Mézy a repris le club alors qu'il fonçait droit vers la Division2. Quelques mois plus tard, nous nous maintenons et nous remportons la Coupe de France. Mézy avait pris une importance colossale. Un mois plus tard après un clash avec Loulou, il prenait la porte et allait à Nîmes. On voit aussi que Laurent, son fils, est moins présent médiatiquement depuis plusieurs mois.
L'arrivée de Girard, le départ de Paganelli montrent que Nicollin veut reprendre la main?
Girard est un entraîneur moins charismatique et moins médiatique que Courbis. Je l'ai rencontré la semaine dernière, et il a l'air charmant et un peu plus effacé. Loulou veut faire table rase de la période Courbis, en ne reconduisant pas les prêts de Sabo, et en laissant partir Ouadah et Deruda. Maintenant c'est vrai qu'à Grammont c'était parfois folklorique. Baills menait les entraînements et Courbis, parfois, préparait ses émissions radios dans le vestiaire.
Que pensez-vous du recrutement?
Dernis et Pitau sont des bonnes recrues. Maintenant j'ai plus de doute sur Jeunechamp qui a l'air en fin de parcours. Il nous manque obligatoirement un défenseur central, car Nenad a été souvent pris de vitesse l'année dernière. |