L'année 2011 s'achève et une belle page de l'histoire du MHSC va se refermer. D'une finale perdue au Stade de France à cette exceptionnelle seconde place à la fin des matchs aller, Montpellier a réalisé une année quasiment pleine. A l'exception d'un trou d'air au printemps et d'une décevante 14ème place fin mai.
Que retenir de cette année 2011 à son crépuscule? Il suffit juste de laisser vagabonder son esprit et d'attendre quelques secondes que les images reviennent. La première pensée ira certainement vers le Stade de France et cette sympathique finale de Coupe de la Ligue. Problème de taille, le MHSC l'aura perdu ne donnant pas forcément l'impression de tout faire ou d'avoir tous les moyens pour triompher. La suspension de Spahic pesant lourd au final.
Car 2011 a avant-tout démarré par une demi-finale de Coupe de la Ligue. Une rencontre contre le PSG à la Mosson, fin janvier se déroulant dans une ambiance assez pesante. Louis Nicollin n'appréciant guère l'élimination en Coupe de France contre Reims, après un stage sous la clémence de Marbella. Le président s'en prenant aussi à René Girard, qui avait osé évoquer qu'il restait un petit détail à régler pour prolonger son contrat.
La qualification contre Paris et ce coup de tête malicieux de Giroud dans la prolongation envoya pour la première fois le MHSC au stade de France. Petit souci, la finale n'est que trois mois plus tard, mais tout le club ne va vivre que pour cet évènement. Les performances en championnat s'en ressentent et Montpellier leader provisoire fin novembre ne reste qu'un outsider à la Ligue Europa. Une équipe irrégulière capable néanmoins de s'offrir le futur champion à la Mosson. Un succès (1-0)contre Lille sur un but tardif mais précieux de Belhanda.
La finale fut jouée pendant trois mois dans toutes les têtes. Spahic et son coup de coude sur Jemaa n'en sera pas. 17 000 Pailladins montent dans la capitale et le MHSC s'incline sur un but de Taiwo et une action à jamais litigieuse. Grosse déception pour une équipe voulant le plus rapidement effacée cette déconvenue. Trois jours plus tard, Montpellier est poignardé dans les arrêts de jeu à Lyon par le fantôme Gourcuff. Une défaite (3-2) malgré un match sensationnel qui coupe définitivement les jambes des Héraultais. Le MHSC n'assure son maintien qu'à la 37ème journée et chute vertigineusement à la 14ème place.
Une courte intersaison, le départ du Bosnien officialisé pour l'Espagne, Montpellier peine pour trouver sa perle dans l'axe mais engage Vitorino Hilton en manque de temps de jeu à Marseille et en quête de sérénité. Louis Nicollin affirme haut et fort que son équipe doit finir au minimum septième. Les médias soulignent sans trop ironiser. Pourtant les ambitions présidentielles apparaissent un poil élevées. Comme si Loulou parlait encore sous la colère d'un printemps désastreux.
Que s'est-il passé en trois mois? Le MHSC revient transfiguré sur les pelouses de Ligue1. Un succès initial sans grand relief contre Auxerre, un hold-up à Lille. Montpellier atomise le Stade Rennais fin août. Un succès (4-0) qui symbolise les réelles capacités d'un groupe qui va connaître un automne exceptionnel. Malgré deux défaites contre deux favoris et un cinglant (3-0) à la Mosson, les Pailladins ont été sur un nuage. Restant sans discontinuer entre la première et la seconde place. Une période faste qui rappelle les grands moments de notre club, le printemps 1988 ou l'épopée en Coupe d'Europe. Une impression d'invulnérabilité et une aisance parfois déroutante.
Décembre et l'hiver sont arrivés, Montpellier a pris froid. Temporairement on l'espère. René Girard mieux que quiconque connaît les réelles raisons de ce gros coup moins de bien. Comptons désormais sur l'entraîneur pailladin pour remobiliser les troupes et finir en boulet de canon cette troisième saison parmi l'élite. Que l'année 2012 soit aussi passionnante que 2011. C'est tout le mal que l'on souhaite à notre club. |