 L'heure du bilan
Un démarrage poussif, trois défaites en six rencontres, et un parcours de champion par la suite, le MHSC se positionne à Noël sur le podium, une première à mi-saison depuis quatre ans, et ce strapontin vers la Ligue1 occupé juste le temps d'une journée au soir d'un succès à Lorient début 2005. Alors que la courte trêve hivernale ne durera que neuf jours, il est heure de dresser un bilan certes partiel, mais un état des lieux d'un semestre plus que prometteur. Aujourd'hui les points positifs.
Le recrutement et l'effort considérable réalisé par les dirigeants
Bocaly, Costa, Marveaux, Collin, Sabo, Deruda, Sahnoun ont rejoint l'Hérault dès le début du mois de juillet. Devant l'urgence du problème offensif et d'une attaque seulement composée de Camara, Montaño et d'Armand, les dirigeants ont incorporé fin août Lilian Compan.
A l'exception de Sahnoun, décevant et très peu utilisé, les sept autres recrues donnent satisfaction pour des motifs différents. Bocaly et Collin se sont installés rapidement en défense, et ont consolidé le maillon fort de la saison précédente. Blessé pendant plus d'un mois, Marveaux depuis son retour est un ratisseur infatigable à la récupération. Son absence a d'ailleurs signifié un grand tatonnement à ce poste entre un Saihi peu physique et un Deruda pas assez rapide.
Considérés comme des remplaçants, voire des faire-valoirs Sabo et Deruda apportent leur pierre à l'édifice pailladin. Polyalent sur son côté Sabo alterne entre milieu de terrain et latéral. Deruda reste une solution fiable pour tenir un résultat et apporter un supplément physique.
En plus de sa technique et de sa vista bienfaitrices, Tino Costa est une merveille de tireur de coups de pied arrêtés. Ses coups de patte ont souvent débloqué des situations délicates, ont été à l'origine de buts (contre Amiens, Reims, Châteauroux, Brest, Ajaccio, Sedan et indirectement contre Angers et Lens). Il est aujourd'hui le meilleur passeur de Ligue2.
Enfin Lilian Compan a apporté ce plus inexpicable qui manquait à l'attaque héraultaise. Ses statistiques ne sont pas démoniaques (trois buts, deux passes décisives), mais l'ancien Caennais pèse sur les défenses. Malgré un manque de réalisme, son arrivée coïncide bizarrement avec l'envolée montpellieraine.
Un recrutement enfin à la hauteur des ambitions affichées en début de saison, et de quoi étayer la thèse courbisienne d'une saison de transition et de reconstruction l'an passé. Le Coach a écarté les joueurs qui ne lui convenaient pas pour parfaire une équipe enfin à son goût.
Une attaque explosive, une défense toujours en acier
32 buts en 18 journées, soit à peine 11 de moins qu'au cours de toute la saison dernière Montpellier possède enfin un arsenal offensif à tout épreuve. Le MHSC n'est resté muet que durant quatre rencontres dont trois durant les six premiers matchs (Strasbourg, Boulogne, Dijon et Guingamp). Montaño est aujourd'hui meilleur buteur de Ligue2, Camara malgré un mois et demi sur le flanc vient d'inscrire sa quatrième réalisation, sans compter évidemment sur Compan.
Courbis a la chance aussi de récupérer un virevoltant Grégory Lacombe, joker des dernières demi-heures, mais aussi sur un Karim AïtFana qui semble-t-il a enfin trouvé sa place et son rythme de croisière sur un terrain de Ligue2.
Enfin la défense est toujours aussi solide, dirigée par l'exemplaire Nenad Dzodic. Malgré le faible temps de jeu et la retraite annoncée de Bruno Carotti, l'arrière garde pailladine a su conserver sa stabilité grâce à Bocaly et Collin mais aussi à un Mapou assez solide dans l'axe. A noter aussi et malgré quelques interventions aériennes délicates, un excellent intérim de Johann Carrasso dans les buts. Sa partition à Lens reste son match de référence.
Un destin enfin favorable?
Le MHSC n'arrivait jamais à enchaîner une série de bons résultats, une désillusion suivant très souvent un succès prometteur. Depuis fin septembre, le MHSC a peut-être pris conscience de son potentiel. Cinq matchs sans défaite brisés par une défaite à Clermont. Et si on a pu redouter le pire après un piètre match nul contre Nîmes, la bande à Courbis reste désormais invaincus depuis six rencontres, dont deux derniers succès consécutifs à l'extérieur.
Dès la première journée, et ce but encaissé à 10 minutes de la fin à Strasbourg, le MHSC semblait retrouver ses vieux démons. Incapables de s'imposer contre des ténors du championnat (nul contre Boulogne, défaite (1-2) à la Mosson contre Metz), les Montpelliérains ont peut-être forcé leur destin à Lens, le 11 décembre 2008. Un hold-up parfait entre la 90eme et la 92eme minute, un exemple de solidarité et de combativité pour un succès, on l'espère en forme de déclic.
A noter aussi que malgré une égalisation concédée dans les ultimes secondes, bêtement à Chateauroux, le MHSC a su aussi se montrer décisif en toute fin de match. Une victoire miracle contre Amiens et ce but de Carotti lors de la 2eme journée, un match nul glané à la 94eme minute à Angers alors que les hommes de Jean-Louis Garcia venaient de prendre l'avantage à la 93eme, et donc le succès de Bollaert. |