Entre l'affaire Spahic, les grandes leçons de certains journalistes, le sursis du président Nicollin, on en aurait presque oublié que le MHSC reçoit Auxerre ce soir à la Mosson. L'opportunité de conclure l'année 2010 en beauté et de s'affirmer au classement. En attendant avec curiosité de savoir si René Girard reconduit son 4-2-3-1.
Le contexte
Le MHSC va mieux. Deux défaites contre des grosses écuries, un match nul, façon "guérillero" en Bretagne, et le devoir de confirmer ce retour aux affaires contre Auxerre, qualifié en Ligue des Champions en début de saison. Pourtant la semaine, d'habitude assez paisible du côté de Grammont, a été plus ou moins mouvementée. Le sursis de Louis Nicollin, le match de petites phrases Dupont-Girard et la polémique issue du coup de coude de Spahic, qui sera bien présent sur le terrain dans l'attente de son passage devant les hautes instances de la fédération. Une actualité chargée qui ne doit pas oublier l'essentiel: la réalité du terrain et les enjeux comptables d'un rendez-vous charnière contre Auxerre. Une victoire et Montpellier passerait les fêtes au chaud avec au minimum 28 points sous le sapin. Une défaite et les questions d'il y à peine deux semaines ressurgiraient. De l'inefficacité offensive aux sporadiques mais bien réels passages à vide de la défense et du milieu de terrain.
L'adversaire
Auxerre est fatigué, exsangue, sur les rotules après sa campagne infructueuse en Ligue des Champions. Mais les Bourguignons forment toujours une équipe redoutable qui perd peu. Une défaite en huit journées de championnat malgré quatre rencontres sans succès. Une qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue. Les Pailladins ne vont pas affronter une équipe soit disant exténuée, pourrie par les absences de nombreux cadres (Hengbart, Pedretti, Jelen). L'AJA arrive à la Mosson après un bon match nul contre l'OM, bousculée par les Olympiens. Jean Fernandez jouant les pleureuses car ses troupes ont été bousculées à onze contre dix.
Les deux équipes
Selon L'Equipe, René Girard devrait reconduire son équipe le schéma de jeu plutôt prometteur défensivement contre Brest, et assez innovateur avec Dernis en numéro 10. Estrada serait encore trop juste pour débuter, Bocaly d'ores et déjà forfait.
Jourdren - Yangambiwa, Dzodic, Spahic, Jeunechamp - Pitau, Stambouli, Belhanda, Dernis, AïtFana - Giroud.
Jean Fernandez repart avec la même formation que contre l'OM, avec Quercia seul en pointe épaulé par Contout.
Sorin (cap) - Dudka, Coulibaly, Mignot, Grichting - Oliech, Chafni, Traoré, Birsa - Coutout, Quercia |