Une semaine après une retentissante victoire contre Marseille, Montpellier retrouve le quasi anonymat de la Ligue1 en se déplaçant à Sochaux. Un déplacement périlleux contre une formation toujours habile au Stade Bonal. Une rencontre qui marque le début du sprint final jusqu'à Noël. Cinq matchs abordables sur le papier au cours desquels le coleader du championnat se devra de capitaliser les trente points déjà acquis.
L'adversaire
Sochaux et Montpellier se ressemblent. En 2010, tout souriait au MHSC. Cinquième au final, les Pailladins à peine remontés croquaient dans la Ligue1 à pleines dents et s'offraient une place en Ligue Europa. Aventure éphémère soldée par une élimination peu glorieuse contre Gyor. En 2011, la jeunesse triomphante de Sochaux éclatait au grand jour. Martin, Boudebouz symboles de la réussite franc-comtoise. Les Lionceaux, terminant eux aussi au cinquième rang se hissaient en Ligue Europa. Sortis lors des barrages par les Ukrainiens de Kharkov, recevant une énorme fessée à Bonal et une humiliation (4-0).
Un changement d'entraîneur, le départ de quelques cadres et une fin de mercato agitée avec les affaires Anin et Maïga ont fragilisé la maison doubiste. A l'image d'un Martin, moins rayonnant, Sochaux n'est plus cette équipe qui avait su lier esthétisme, joie de vivre et efficacité. Pourtant le FCSM, aujourd'hui onzième avec un parcours digne d'une équipe du ventre mou, reste capable de coups. Surtout au Stade Bonal, avec une victoire (2-1) contre Lyon, il y a trois semaines. Reste à savoir, quelle formation se présentera devant les Pailladins. Celle capable de battre les Gones, ou celle amorphe à Brest dimanche dernier, (0-2) et inapte à préserver un succès dans le temps additionnel contre Evian (1-1). La fébrilité défensive des Lionceaux restent aussi un fort sujet d’interrogations.
Le contexte
Montpellier a été sous les feux des médias jusqu’à lundi soir. La Ligue des Champions et les partitions inachevées des deux Olympiques ont rythmé la semaine. Les médias ne se passionnent plus désormais que pour le clasico de dimanche et ont temporairement oublié la bande à René Girard. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, les Héraultais pouvant se préparer avec plus de sérénité. Reste à savoir comment le MHSC fera fructifier ses trente points et si l’équipe a franchi enfin un cap. Garder la tête dans le guidon, ne pas se laisser enivrer par l’ivresse des sommets du classement et faire encore un bon coup contre Sochaux. Les Pailladins aiment d’ailleurs plutôt bien les Lionceaux. Depuis la remontée, ils se sont imposés trois fois contre les Doubistes pour un match nul, la saison dernière.
L'équipe
René Girard doit d'ores et déjà se passer de Marco Estrada, forfait par prudence. Sans son relanceur fétiche dans l'entrejeu, l'entraîneur pailladin devrait titulariser de nouveau Joris Marveaux plutôt convaincant depuis le déplacement à St Etienne. Le MHSC avait su faire front lors de deux rencontres plutôt fermées dans le Forez et contre Marseille. Qu'en sera-t-il dans un match qui pourrait s'annoncer assez ouvert?
Jourdren - Bedimo, Hilton, Yangambiwa , Bocaly - Saihi, Marveaux, Belhanda - Utaka, Giroud, Camara
Le joueur dangereux : Teddy Richert
Joueur emblématique de Sochaux, Richert est aux commandes d'une défense friable, qui prend souvent l'eau. Pourtant, au sein d'une arrière garde fébrile, le gardien franc-comtois est un dernier rempart irréprochable et souvent décisif. A noter qu'il a toujours encaissé un but à domicile à chaque rencontre, à l'exception d'un large succès contre Toulouse.
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