Montpellier n'était pas dans ses crampons au Hainaut. Cette troisième défaite de la saison sonne peut-être comme un coup d'arrêt au regard de l'adversaire affronté. Pourtant à cinq jours de recevoir Toulouse, pour la dernière de l'année à la Mosson, il est grand temps de tourner la page. Accréditer la thèse de l'accident en empochant les trois points et oublier définitivement une soirée bien morose.
Écouter Geoffrey Dernis ou Olivier Giroud à chaud dans les vestiaires et vous comprenez rapidement que les Pailladins ont immédiatement analysé leur prestation du soir. Pas la peine d'être un grand connaisseur du ballon rond pour assimiler la piètre prestation des Montpelliérains. Ils n'avaient été aussi poussifs depuis le nul miracle de Bordeaux. Les arrêts de jeu ne peuvent pas éternellement sauver le MHSC et il fallait bien s'incliner un jour. Valenciennes n'est pas Lyon, ni le PSG. Les Nordistes ne figuraient pas parmi les tombeurs potentiels des Pailladins. Pourtant VA a croqué aisément un leader qui n'en était pas un.
On ne s'éternisera pas cent ans sur les prestations individuelles insatisfaisantes dans une très large majorité. On ne reviendra pas sur la quasi-absence de réaction, et la seule frappe de Geoffrey Dernis comme unique occasion tranchante. A force de collectionner les matchs sans défaite, Montpellier se croyait peut-être intouchable. Espérant sans doute une action individuelle ou un coup de pied arrêté pour le sauver. Se croyant immunisé contre toute défaite. Ce (1-0) concédé au Hainaut aura le mérite de recadrer tout le monde et de repartir sur des bonnes bases. Tester aussi la capacité de réaction de l'équipe.
On veut bien croire en la thèse de l'accident, car chaque saison est plus ou moins jalonnée de ces rencontres catastrophiques. Il ne reste qu'à relever la tête contre Toulouse. Poursuivre sur la lancée des mois précédents et aller chercher ce titre de champion d'automne pour continuer à mordiller les mollets des grosses écuries. On ne veut pas en 90 minutes rayer quatre mois de compétition exceptionnels. On veut juste désormais la saine réaction d'orgueil qui s'impose, qui plus est contre un adversaire direct.
On pense évidemment à Younès Belhanda peu en verve samedi soir, Olivier Giroud qui a pu compter sur une seule main les bons ballons exploitables. Mais aussi à l'axe central qui s'est laissé mystifier par le jeune Vincent Aboubakar. Rien n'est véritablement fonctionné, et il est impensable d'imaginer que la folle magie s'est dissipée aussi rapidement. Quelques déclarations de joueurs dès l'issue du match à Valenciennes viennent conforter cette hypothèse : "Super déçu mais on va rien lâcher", a posté Younès Belhanda sur sa page officielle Facebook. Et Henri Bédimo d'ajouter : "Bon désolé on revient sans rien mais on va se rattraper samedi à la maison...". Alors allons tous à la Mosson samedi prochain (coup d'envoi à 19h) pour la dernière fois de l'année 2011, et soutenons de la même ferveur notre équipe. Une défaite n'a rien d'infamant, la victoire d'après n'en est que plus savoureuse. |