]Montpellier s'est offert Lyon à la Mosson. Un succès de prestige contre une équipe terriblement diminuée. Si les Pailladins sont repartis de l'avant, il leur faut déjà se projeter sur le prochain déplacement à Nice dans deux semaines. Une belle performance en déplacement sur la Côte d'Azur confirmera le retour aux affaires du MHSC.
Un succès contre Lyon mais...
Etait-ce le vrai OL samedi soir à la Mosson? Non. Lyon était lourdement handicapé par les absences et n'a pas pesé lourd au final. Jourdren a d'ailleurs passé la soirée la plus tranquille de la saison. Même Laurent Pionnier avait eu plus de travail contre Prix les Mézières. Montpellier a certes réalisé une performance de premier plan, à l'image de la victoire contre l'OM sur le même score. Mais ce Lyon était beaucoup trop éloigné de l'équipe capable de marquer sept buts en déplacement à Zagreb ou de s'imposer à dix contre onze contre Lille, le mercredi en Coupe de la Ligue.
L'objectif n'est pas de déprécier la victoire des Pailladins, mais de la replacer dans son juste contexte. Il est néanmoins une certitude, le MHSC reste impressionnant à la Mosson. Huit victoires, un nul pour une seule défaite. Un rythme à conserver et l'assurance minimale de terminer dans les cinq premiers. Montpellier doit d'ores et déjà avoir la tête tournée vers Nice. Après deux défaites plutôt inquiétantes dans l'état d'esprit à Valenciennes et à Evian, le MHSC sera attendu au tournant sur la Côte d'Azur. Contre une équipe relégable, Montpellier devra sortir la tenue de combat. Un match abordable si les Héraultais le prennent par le bon bout et ne tombent pas dans la facilité comme à Annecy.
Enfin et la question doit être posée. Où en serait le MHSC sans Olivier Giroud? Buteur mais aussi excellent passeur notre goaleador reste encore le grand bonhomme de la soirée. L'inquiétude était réelle en l'absence de Younès Belhanda. Le jeu pailladin fut parfois moins fluide mais Giroud n'a toujours que d'une seule occasion pour faire parler la poudre. Un réalisme qui décante les rencontres comme face à Nancy ou à Lille par exemple.
Des belles satisfactions
La plus belle d'entre elle se nomme Benjamin Stambouli. En l'absence de Jamel Saihi, la présence de Romain Pitau dans les Ardennes semblait être un signe fort en ce mois de janvier. Mais René Girard a préféré titulariser Benji aux côtés de Joris Marveaux et laisser Estrada sur le banc. Un choix payant dans l'entrejeu où le MHSC a dominé de la tête et des épaules le milieu lyonnais avec une possession de balle intéressante. Stambouli peu utilisé cette saison a une magnifique carte à jouer. Capable bien souvent lors de ses entrées de jeu d'actions de classe comme la passe décisive pour Giroud à Sochaux.
Rémy Cabella était lui aussi attendu au tournant. Fini la gaudriole et sa voiture peinte en orange. L'international espoirs a lui aussi sorti son match en soutien d'Olivier Giroud. A la retombée de quelques déviations il aurait pu ouvrir la marque, sans un poteau malheureux. Il lui faudra néanmoins augmenter son volume pour peser plus sur la rencontre. Geoffrey Dernis décrochant souvent de son côté droit pour orienter le jeu. Dans un poste de faux ailier, Dernis a certes été très maladroit dans la finition, impérial dans la dernière passe.
Après trois matchs décevants, notre défense a aussi tenu le choc. Face à un Lisandro esseulé, Yangambiwa et Hilton se sont régalés. Rendez-vous est pris pour le 28 janvier à Nice. Les deux centraux auront une toute autre opposition contre une formation en quête de points. Les Niçois auraient dû ramener au moins le nul de Brest, touchant deux fois les montants. L'envie de jouer les troubles-fêtes devra être supérieur à l'instinct de survie pour que le MHSC continue de nous faire rêver. |