 Affaire de famille ou arrivée logique?
L'arrivée de Nicolas Girard, fils de René, au poste de préparateur physique n'a pas généré de tempête médiatique. S'il apparaît logique qu'un entraîneur choisisse ses collaborateurs, et que Stéphane Paganelli (photo), proche de Courbis, retourne en Corse, le choix de cet ancien joueur (retraite en 2005), néophyte au sein d'un club de Ligue1 peut faire débat. Doit-on dès lors considérer considérer ce choix comme une énième affaire de copinage au sein du MHSC, ou Girard a-t-il raison de s'entourer de gens de confiance?
Paganelli a vite rebondi mais s'en va le coeur lourd avec un léger sentiment d'amertume. Le nouvel entraîneur adjoint d'Ajaccio part de l'Hérault, une montée en Ligue1 en poche accompagnée comme Rolland Courbis, par une certaine rancoeur. Sans aucun doute et sans jugement de ses compétences, Paganelli paie sa proximité avec le Coach médiatique. Loulou, dans sa volonté de tirer un trait sur la période Courbis, a permis ainsi à René Girard de faire venir son fils, jeune diplômé de l'université de Lille.
Doit-on y voir des conséquences directes? Le MHSC n'a jamais été aussi bon dans les dernières minutes, et dans les sprints d'avant-trève hivernale et de fin de saison, que cette année. Si le MHSC s'est incliné sur le fil à Strasbourg et à Dijon, il s'est aussi imposé contre Amiens, Bastia, Lens, Troyes, Angers, terminant aussi et surtout l'année en boulet de canon, rendant des copies parfaites dans l'engagement physique lors de ses ultimes et décisives rencontres. Un coup de pompe mental et physique ressenti par exemple à Metz et Strasbourg, les Lorrains finissant sur les rotules.
Sans glorifier le travail obscur de Paganelli, on mettra aussi à son crédit ses déclarations de janvier 2009, où il parlait du travail foncier consécutif à la trêve, et des 15 à 20 jours délicats. Si Montpellier n'a pas été au top en Picardie à Amiens, les Pailladins sont réapparus affutés contre Boulogne, avec une splendide victoire (3-0).
René Girard, choix affirmé et clamé sur toutes les ondes radios ou télés par Louis Nicollin (à quand Internet Loulou?), est donc venu accompagné de son fils, Nicolas pour remplacer Paganelli. Nicolas Girard, une carrière de sept ans dans des clubs de Ligue2 et de National, une retraite précoce dès l'âge de 27 ans et une reconversion instantanée. Girard a ainsi obtenu tous ses diplomes, occupant un poste à Clairefontaine dans la rééducation des joueurs blessés.
Il y aura donc deux familles la saison prochaine au Montpellier Hérault, le clan Nicollin dans les bureaux et la famille Girard sur la pelouse. Sans oublier le fidèle Michel Mézy, l'entraîneur banni désormais responsable du centre de formation, Jean-François Domergue (ami de l'ami de Loulou, Michel Platini), le MHSC gardera encore et toujours son image de club familial, en marge des nouveaux codes du foot français, où le professionnalisme prime sur l'affectif.
Quand Rolland Courbis choisissait les joueurs sous contrat avec son fils agent, Stéphane, les petites douceurs fusaient: de mafia, à combines, ou diverses magouilles du complexe corsico-marseillais. Espérons seulement que la famille Girard obtienne des résultats aussi probants que les Courbis. Stabiliser le club en Ligue1, bâtir une équipe de combattants: un défi de taille.
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