Pauvres supporters strasbourgeois. Leur club n'en finit plus de se ridiculiser sur et en dehors du terrain. Le Racing ne s'est toujours pas remis de cette défaite à Montpellier le privant de montée. Si le club est actuellement 13eme et ne devrait pas descendre en National, la bataille en coulisses pour prendre la direction du club fait rage, et tourne parfois au grand guignol.
Le président actuel Alain Fontenla (qui n'a racheté le club qu'en tout début d'année après que Ginestet eut vendu) ne trouvant pas de partenaires locaux, avait émis le souhait de vendre. Le Maire de Strasbourg, Roland Ries, a de suite monté un nouveau projet avec évidemment une multitude d'entreprises locales derrière lui. Il faut dire, que les Alsaciens voient d'un très mauvais oeil, que des personnes non issues de la région, s'interessent à leur club. Ainsi le représentant des partenaires Alain Ancel épaulé par le Maire, demande à Fontenla de vendre et de partir.
Problème, Fontenla ne veut plus vendre. Il dit avoir déclaré publiquement son souhait de partir pour essayer de faire venir de nouveaux partenaires. Ainsi sur RMC, hier soir, dans Coach Courbis, il a annoncé qu'il avait trouvé les mécènes indispensables à la survie d'un club en toute petite santé sur le plan financier. Le Maire mécontent, décidant par exemple de geler la subvention de 900 000 euros, tant que M.Fontenla serait à la tête du club. Mais aussi de demander au ministère de l'intérieur, via le système Tracfin de déterminer l'exacte provenance des fonds de l'actuel président et de ses associés.
Toujours dans la même émission, le journaliste de RMC pour rebondir sur le plan sportif demanda à Fontenla quel était son projet sportif pour sortir le club du marasme. Fontenla, qui n'apparaît pas d'un très grand sérieux, annonça grande évidence, qu'il fallait remonter en Ligue1, et qu'il fallait s'appuyer sur des hommes d'expérience. "Je profite de la présence de Coach Courbis, qui a fait un travail merveilleux à Montpellier, pour lui proposer un rôle de consultant au Racing de Strasbourg".
Gros blanc à l'antenne, "C'est une blague" rétorqua Courbis qui après avoir remercié le président strasbourgeois écarta proprement la proposition. Ainsi s'il se sentait bien accueilli à Montpellier et désiré par l'ensemble des dirigeants, ce n'était sûrement pas le cas en Alsace, où le contexte autour du club était réellement très compliqué. Dommage pour Fontenla qui ressaiera peut-être cet après-midi chez Brigitte Lahaie, de convaincre l'ancienne actrice X, de regonfler le moral des troupes dans les vestiaires.
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